samedi 24 décembre 2016

LE JOURNAL DE TINTIN N°50 SPÉCIAL NOËL DU 26 DÉCEMBRE 1957 (ÉDITION BELGE) + 6 VIDÉOS FLEURANT BON LES TRENTE GLORIEUSES : la joie des enfants de 1948 pour les jouets de Noël + les vitrines de Noël 1954 + Twist et coiffures en vrac pour Noël 1961 + Noël à Saint-Germain des prés en 1951 + La préparation de Noël avec Marthe Mercadier et Paul Bocuse en 1976 + Jean Gabin et Michel Audiard pour la première fois en tournage à la télé à l’occasion du réveillon de Noël 1960 (Les Trente Glorieuses - Segment 10).


JOYEUX RÉVEILLON DE NOËL 2016 !



Près d’un an après la publication de mon dernier article je reviens sur ce blog pour célébrer ce réveillon de Noël 2016 en proposant à nouveau des extraits d’un numéro de Noël du journal de Tintin emblématique des Trente Glorieuses. Où l’on pourra admirer le trait d’Hergé via une planche de Coke en stock lors de sa parution en avant-première ou via le beau dessin qui fit office de couverture, ainsi que ceux du calendrier pour 1958. Mais particulièrement aussi les pages bien sympathiques signées TibetFranquin ou Peyo (scan en haute définition réalisés par mes soins d’après mon exemplaire). S’ajoutera à cela quelques vidéos d’archives ludiques de l’INA évoquant Noël en ces années d’espérance et d’abondance.

Outre l’effet nostalgique procuré de nos jours par leur consultation, on restera frappés en songeant à quel point ces journaux de BD, tels que le journal de Tintin ou le journal de Spirou (mais aussi les petits formats comme Capt’ain SwingBlekMister No, Janus Stark, Lancelot ou encore Ivanhoé), furent fédérateurs pour plusieurs générations d’enfants, d’adolescents, et même d’adultes (la fameuse tranche « de 7 à 77 ans »), procurant des plaisirs simples et sains dans une époque où le champ des loisirs était plutôt réduit. Il n’y avait pas Internet, ni de portables, ni d’ordinateurs, pas même de lecteurs DVD (ou même de magnétoscopes, qui n’apparurent qu’au début des années 80). Les journaux de BD apportaient pour pas cher une bonne dose d’humour, d’évasion, parfois de réflexion, impliquant aussi un rapport quasi fétichiste avec l’objet lui-même : la magie des pages qui s’enchaînent en dévoilant des mondes inconnus, l’odeur enivrante de l’encre et du papier, sa texture. Tout ce que les technologies numériques d'aujourd'hui ne peuvent plus nous donner, de par leur immatérialité. Et par l’indécente débauche d’argent qu’elles impliquent, qu’elles génèrent.




Absent de mon blog depuis un an suite à quelques problèmes de santé que j’ai réussi à surmonter, mais aussi suite au dégoût de plus en plus prononcé que me procure notre époque, son hystérie, sa vulgarité, sa décadence - toutes choses qui incitent au retrait - et suite enfin à la violence des attentats à laquelle nous sommes maintenant confrontés durablement (conséquences directes des décisions irresponsables de nos dirigeants en matière de politique internationale notamment), je me devais pourtant de revenir pour Noël, fête du renouveau, qui m’est chère en tant que païen célébrant les vraies origines de cet événement, celles antérieures au christianisme.

Durant ces 12 mois où je n’ai rien publié sur ce site j’ai constaté avec surprise que l’audience du blog n’avait pas chuté pour autant, bien au contraire. Elle a globalement doublé, en particulier ces dernières semaines, ce qui fut une source d’étonnement pour moi, d'autant que je n'ai aucun lien Facebook ou Twitter associés. J’ai pu aussi constater que les messages d’internautes n’ont pas cessé, et venant de personnes que je ne connais pas dans la plupart des cas, ce qui est une satisfaction car cela prouve que le blog touche une vraie diversité de gens.

Cette longue période de retrait m’a permis de réfléchir au sens et à l’orientation que devrait avoir ce blog. Il n’est donc pas impossible que, dans les jours ou les semaines à venir, ce site Une seconde, et l’éternité soit le théâtre de plus ou moins profonds bouleversements et modifications, sur la forme comme sur le fond. Un nettoyage de Printemps pour le moins. Un reformatage de la matrice.
Mais rien n’est sûr. 
Qui vivra verra. 
À bientôt (comme on dit dans ces cas là)…





13 PAGES DU JOURNAL DE TINTIN N°50 SPÉCIAL NOËL
 DU 26 DÉCEMBRE 1957 (ÉDITION BELGE)
+ 6 VIDÉOS INA 1948-1976



Noël 1948. Choix épineux des cadeaux pour les enfants. Document émouvant lorsqu'on songe qu'il fut tourné seulement 3 ans après la fin de la guerre. (01min 43s).




Les vitrines de Noël dans la ville en 1954... Eh oui, la cohue. Déjà. (Document muet, et il nous semble pourtant qu'on entend distinctement les cris des enfants et le brouhaha de la foule. 03mn 52s).




Twist, salon de coiffure gratis et petits fours pour le réveillon de Noël 1961. Document hilarant. (01min 45s, avec quelques instants sans son, qui rajoutent encore de l’étrangeté à la chose).

Les gars, pour le concours Tintin ci-dessous, on a jusqu'au 15 janvier 1958 pour renvoyer le formulaire. On est donc en retard de presque 59 années. Diantre !


Noël 1951 à Saint Germain des Prés : le Père Noël flanqué des Rois Mages et de la Vierge Marie déambule dans le quartier à partir de la place Saint Sulpice, distribuant jouets et attrape-caries aux enfants médusés. (Document muet, 01min 48s).




Réveillon de Noël 1976. La styliste Primerose Bordier donne quelques conseils pour dresser une table de Réveillon tandis que l’espiègle Marthe Mercadier et l'incontournable Paul Bocuse nous détaillent la recette de la dinde aux marrons. À des années-lumière des émissions de cuisine de la télé bling-bling d'aujourd'hui. (29min 42s).


Un Modeste et Pompon signé André Franquin, excusez du peu...

Eh oui, on pensait déjà à un téléphone sans fil dans le journal de Tintin dès 1957, des décennies avant le portable...

À l'occasion du réveillon de Noël 1960 Jean Gabin et Michel Audiard ont accepté pour la première fois de tourner pour la télévision une petite séquence humoristique réalisée par Frédéric Rossif. (05min 14s).




BONNES FÊTES DE FIN D'ANNÉE AUX LECTEURS DU BLOG
ET À BIENTÔT EN 2017 (SI TOUT VA BIEN) POUR UNE REFONTE PARTIELLE OU PLUS PROFONDE DE CE SITE ...

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