lundi 24 février 2014

Le piège de LA VIE D’ADÈLE + CÉSAR VS CANNES + PROPAGANDES ET AIR DU TEMPS (PLUVIEUX) SOCIALISTES, et surtout : lumineuse musique aérienne signée Johnny Hostile et Jehnny Beth (des groupes JOHN AND JEHN et SAVAGES) pour le beau clip de la cérémonie des César 2014.


Johnny Hostile et Jehnny Beth (John and Jehn/Savages)




























CAMILLE BERTHOMIER (JEHNNY BETH) - À TRAVERS LA FORÊT (2005)
En y réfléchissant bien, voir Johnny Hostile et Jehnny Beth accepter de composer la bande son d’un clip célébrant le 7éme art n’est pas si surprenant quand on songe aux climats cinématographiques qui souvent émanent des chansons signées par le duo, que ce soit dans John and Jehn ou plus encore dans la musique de Savages (où John n’a officiellement pas d’existence). Faut-il s’en étonner quand on sait que Camille Berthomier alias Jehn a aussi un passé d’actrice, ayant participé au cinquième film de Jean-Paul Civeyrac A travers la forêt qui a ravi plus d’un cinéphile en 2005 (le réalisateur récidivant cinq ans plus tard avec le très beau Des filles en noir qui fut sélectionné pour la Quinzaine des réalisateurs au festival de Cannes 2010). Pour A travers la forêt où elle tient avec grand talent le rôle principal Camille fut à l’époque elle aussi nominée à la présélection des révélations pour les catégories du meilleur espoir féminin aux César 2006, l’équivalent de la catégorie pour laquelle elle signe aujourd’hui une musique (étrange comment vont les choses…). Encore adolescente au moment du tournage, elle faisait déjà preuve d’une grande maturité d’artiste, et la chanteuse à venir se profilait déjà derrière la comédienne via son interprétation de trois chansons de sa composition au cœur du long-métrage. Jean-Paul Civeyrac se souvient de sa rencontre avec la jeune fille qu’elle était alors : « J'étais membre du jury au Conservatoire. Elle passait une audition. J'étais en état d'admiration. J'ai eu envie de la filmer. J'ai écrit le film pour elle. C'est la première fois que j'écris pour une actrice. Nous étions en avril. En juillet, on tournait. ». On voit ici comme une fulgurance inexorable. C’est cette même fulgurance, cette urgence sans limites que l’on perçoit en écoutant les morceaux de Savages, ce groupe anglais dont Camille est maintenant la brillante chanteuse et parolière. Est-ce qu’on doit considérer Jehnny Beth comme définitivement perdue pour le cinéma, tant il est évident que la belle se consacre maintenant à temps plein à la musique, y ayant à l’évidence trouvé sa voie ? Seul l’avenir nous le dira.

CAMILLE BERTHOMIER (JEHNNY BETH) - À TRAVERS LA FORÊT (2005)
Quoi qu’il en soit, la 39e cérémonie des César organisée par l'Académie des arts et techniques du cinéma se déroulera vendredi prochain 28 février au théâtre du Châtelet à Paris, et sera retransmise à la télé en direct à partir de 21 heures sur Canal + (la chaîne cryptée du foot, des bobos, et du porno. Voilà, voilà...). Présidée par François Cluzet, la cérémonie sera présentée par Cécile de France et récompensera une sélection de films sortis en 2013.


LA VIE D'ADÈLE COLLE BIEN À L’IDÉOLOGIE DOMINANTE AU POUVOIR. (MEUUUH NON ! CE
 N'EST QU'UNE SIMPLE COÏNCIDENCE BIEN SÛR ! ESPÈCE DE MAUVAISE LANGUE, VA...)
Cette inique cérémonie est-elle encore vraiment regardable ? L’a-t-elle été un jour ? Ce type de remise des prix n’est-il pas plus que jamais obsolète ? Que dire de tous ces acteurs, auteurs, professionnels de la profession, tous responsables et vaccinés, assis en rang d’oignons dans une grande salle de théâtre truffée de cameras télé, affables, bien sous tous rapports, sur leur 31, qui au fil interminable de la soirée petit à petit régressent, n’ayant bientôt plus qu’un seul désir ardant (entre deux autocongratulations) : se voir remettre un prix d’excellence en or qui enfin les sacrera arbitrairement « meilleur ceci ou cela ». Face au dépit de leurs collègues et amis qui auront attendu de longues heures pour rien, figurants d’un spectacle animé par d’olibrius pseudo-comiques (Gad Elmaleh, Edouard Baer, Alain Chabat) ou de navrants présentateurs en fin de parcours (Antoine de Caunes, Fréderic Mitterrand, Ève Ruggiéri).

On sait que cette cérémonie se veut l’équivalent des « oscars français ». Peut-on y voir aussi l’espoir de concurrencer le festival de Cannes ? En vain. Car Cannes c’est quand même autre chose. Ça ne se déroule pas dans la même catégorie. Le prestige et l’ampleur y sont internationaux : c’est le festival de cinéma le plus connu et réputé du monde, sa distribution de prix y apparaît donc moins grotesque. Encore faut-il préciser les choses là-aussi, et parler plutôt du Cannes « d’avant » : de celui des origines, de la première Palme d’or en 1955. Jusqu’à celles de la fin des années 90, avant que le festival ne sombre définitivement dans le règne de l’argent et du bizness à outrance, aux ordres des lobbies délétères et des pouvoirs politiques en place, comme on a pu le constater ces 15 dernières années (dernier exemple en date en 2013 avec la palme d’or donnée à La vie d’Adèle, en parfaite adéquation avec les desidératas du pouvoir socialiste - son mariage gay et son idéologie du genre -).

Ah oui, comme ce petit monde de nantis aux ordres de l’Empire a bien montré sa connivence lors de ce festival ! De l’ex-patron de l’institution FMI (aussi appelée IAP : Institution d’Appauvrissement des Peuples) le libidineux Strauss-Khan, au bobo affligeant Bertrand Delanoë maire de Paris liberticide concernant certains spectacles de polémistes, en passant par la transparente ministre de l’Inculture Aurélie Filippetti tout aussi liberticide, notamment pour l’inextinguible Dieudonné, mais par ailleurs écri(vaine) à ses heures de médiocres textes licencieux (« Toi sous moi, dans une chambre volée, ta tête entre mes cuisses. et ta langue glissant en moi, (...) la honte d'imaginer ton visage devant mon sexe disparaissait, la fougue que tu mettais à m'embrasser avait fait tomber d'un coup mes réticences, j'écartais davantage encore mes jambes pour que tu puisses en moi t’enfoncer plus avant, me dévorer l’intérieur des cuisses, les embrasser, promener ta langue à la jointure de mes fesses, la faire glisser vers les fesses, et m'embrasser aussi profondément que si mon sexe avait été ma bouche pour te répondre ». Un homme dans la poche, Aurélie Filippetti, éditions du Seuil, 2006), et cerise sur le gâteau, par la présence de Steven Spielberg en président du jury, parfaite icône de l’Empire cynique qui gouverne la planète et de l’ordre mondial qui s’est imposé depuis 1945, incontournable cinéaste-requin fer de lance de l’impérialisme américain qui sans relâche nous impose depuis des décennies sa culture et sa conception de la géopolitique tout en faisant l’économie de nous envahir militairement (option définitivement inutile face à des gouvernements à l’avance soumis et collaborateurs).


LA VIE D'ADÈLE LÉGALEMENT VISIBLE PAR LES ENFANTS
À PARTIR DE 12 ANS. MERCI HOLLANDE ET LES LGBT !
Ah cette Palme d’or pour La vie d’Adèle ! Film gay-friendly qui pour cette raison n’est interdit qu’aux enfants de moins de 12 ans malgré ses longues scènes de sexe explicites (urgence pour les élites au pouvoir qu’un maximum de jeunes aient accès sans contraintes à cette propagande LGBT !). Film par ailleurs raté dans son approche de la psychologie des personnages féminins principaux, rechignant aussi à nous offrir de réels instants de vie malgré plusieurs tentatives (dont les scènes « familiales » ou de « camaraderies », vides de toute authenticité - notre esprit vagabond se voyant rapidement happé par le souvenir des scènes épiques autour d’une table dans le cinéma de Maurice Pialat ou celui de Claude Sautet -). Tout juste est-il sauvé de la débâcle par les scènes d’approche et de drague entre Emma et Adèle où l’on entrevoit enfin un soupçon de réel presque attendrissant. Je passe sur les scènes de sexe, abruptes et provocatrices, dramatiquement en rupture avec l’option intimiste que Abdellatif Kechiche avait instaurée dans la première partie de sa réalisation (parti-pris totalement incompréhensible). La vie d’Adèle donc, film qui aurait tout aussi bien pu être remplacé pour cette palme d'or par l’autre long-métrage gay-friendly lui-aussi présent dans la sélection Un certain regard, le très sexe L’inconnu du lac, deux films que l’on retrouve comme par hasard pour cette sélection des César (tiens, tiens…), avec en prime le film Les Garçons et Guillaume à table ! qui narre le quotidien d’un homme efféminé s’interrogeant sur son identité sexuelle nonobstant le regard inquisiteur de sa mère castratrice : et allons-y pour une introduction à l’idéologie de genre vendue au même moment par le gouvernement socialiste. Rappelons que ces nouvelles idéologies sociétales voulues par nos élites en place émanent toutes de l’idéologie libérale-libertaire devenue majoritaire dans les principaux partis politiques (UMP et PS), idéologie en parfaite adéquation avec les désidératas de l’Empire mondialiste allié à l’Europe de Bruxelles tendant à détruire toujours plus les racines de nos civilisations, celles qui fondaient nos nations, afin de rendre l’homme et la femme finalement coupés de leur identité première, et rendus au statut robotique de consommateurs-citoyens complètement isolés de toutes références ancestrales, dociles jouets des prédateurs capitalistes de gauche comme de droite.


Le pernicieux Mariage pour tous englobant l’adoption pour les couples homosexuels - promu par les socialistes et accepté par la droite libérale UMP - n’étant que le fer de lance de cette offensive idéologique, « réforme » honteusement présentée par d’habiles manipulateurs comme un pas vers l’égalité alors qu’elle est en réalité profondément inégalitaire vis-à-vis des plus faibles de la société, à savoir les enfants adoptables, que l’on privera sans leur demander leur avis d’un père ou d’une mère, au nom de caprices d’adultes voulant tout transformer - notamment l’humain - en objet monnayable (cf la déclaration écœurante de Pierre Bergé, grand promoteur du Mariage pour tous et des immondes GPA et PMA : « Nous ne pouvons pas faire de distinction dans les droits, que ce soit la PMA, la GPA ou l'adoption. Moi je suis pour toutes les libertés. Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l'usine, quelle différence ? C'est faire un distinguo qui est choquant »). Un projet global libéral-libertaire paradoxalement issu en partie des événements de mai 68, où l’individualisme in fine l’emporte sur le collectif, où les médias font la promotion de l’égo et de la réussite personnelle, sans interdépendance avec l’autre. Société très attirante pour le citoyen-consommateur-hédoniste égoïste qu’elle tend à façonner (comme je l’ai déjà expliqué en détail dans mon article fleuve consultable en cliquant ICI). 

Mais pendant ce temps, les victimes de cet ordre mondial voulu par l’Empire et Bruxelles ne font que se multiplier : les SDF (environ 141 000 en 2013), les bénéficiaires du RSA (plus de 2 millions en 2012), les 5 millions de chômeurs (chiffre réel, en comptant toutes les catégories), les travailleurs pauvres et une partie des ouvriers et des agriculteurs. Et ceux-ci sont bien le cadet des soucis de nos élites, socialistes actuellement, UMP demain. Triste époque, qui doucement éteint notre beau pays et sa civilisation. Méthodiquement, Inexorablement.


CÉSAR 2014
   Nominés dans la catégorie « Meilleur film » les longs-métrages 9 mois ferme d'Albert Dupontel, Les Garçons et Guillaume, à table ! de Guillaume Gallienne, Jimmy P. (Psychothérapie d'un Indien des plaines) d'Arnaud Desplechin, Le Passé d'Asghar Farhadi, La Vénus à la fourrure de Roman Polanski.

Ainsi que 
L'Inconnu du lac d'Alain Guiraudie et La Vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche
(Ah bah tiens, justement...).




ADDENDUM
 (CI-DESSOUS LA LISTE DU PALMARÈS, CATÉGORIES PRINCIPALES, OÙ L’ON PEUT REMARQUER LA PERTINENCE DE CE QUE J’AVAIS ÉCRIT PLUS HAUT : VOYEZ QUI A ÉTÉ RÉCOMPENSÉ, FAITES LES LIENS ENTRE LES DIFFÉRENTS ÉLÉMENTS DE CETTE SÉLECTION - EN PASSANT PAR LA CASE LOBBIES PAR EXEMPLE ! - C’EST AUSSI PARLANT QU’UNE IMAGE EN 3D…)


Meilleur Film :
Les Garçons et Guillaume à table !

Meilleur réalisateur :
Roman Polanski, La Vénus à la Fourrure

Meilleure actrice :
Sandrine Kiberlain, 9 mois ferme

Meilleur acteur :
Guillaume Gallienne, Les Garçons et Guillaume, à table !

Meilleur espoir Masculin :
Pierre Deladonchamps, L'inconnu du lac

Meilleur espoir Féminin :
Adèle Exarchopoulos, La vie d'Adèle





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MON ARTICLE SUR JOHN AND JEHN PAR ICI 


SUR SAVAGES PAR LÀ 



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